[Audio] Histoire des chants : « Je ne sais pas le jour »

Philip Paul Bliss a eu une vie un peu difficile. A 10 ans, il commence à travailler. A 11 ans, il a du quitter définitivement la maison pour gagner sa vie.

Doué, il a profité d’une scolarité irrégulière pour devenir maitre d’école à 18 ans. Il a appris aussi la musique.

Sous l’influence de plusieurs musiciens évangéliques puis de Lucie qu’il va épouser, il devient professeur de musique et commence à composer divers chants.

« Je ne sais pas le jour » a été un peu prémonitoire pour Bliss. La dernière fois qu’il l’a entonné, il disait : « Je ne sais pas si j’aurai une autre occasion de chanter devant vous. Mais j’ai une intime conviction ». C’était la veille de sa mort.

En effet, Bliss et sa femme ont perdu la vie dans un accident de train. Il avait 38 ans.

Le 29 décembre 1876, le couple prend le train pour se rendre à Moody à Chicago, deux jours plus tôt que prévu. Il neige et il pleut… le climat n’était guère clément.

En court de chemin,  un pont s’effondre sous le passage du train.

Les wagons en bois tombent dans le ravin et s’enflamment. Philip a pu s’échapper par la fenêtre. Mais voyant sa femme coincée, il retourne pour l’aider.

En vain. Il meurt brulé à ses côtés comme 90 autres personnes. Il entre dans la gloire du roi annoncée dans son chant.

La version audio de l’histoire de ce cantique extraordinaire avec Willy Lafleur, en créole haïtien.

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A propos Jean Etiome Dorcent 475 Articles
Détenteur d'une maîtrise en journalisme (CFPJ de Paris / Université Quisqueya) et d'une licence en science juridique. Il a des expériences reconnues en journalisme multimédia, en communication / relations publiques et il est webmaster.