Témoignage : Six ans après, la chantre ivoirienne Mariello raconte son viol manqué

Novembre 2013 reste comme une date traumatisante et inoubliable pour Mariello, une jeune chantre ivoirienne. À cette date, à San-Pedro dans le Sud-Ouest de la Cote d’Ivoire, elle a échappé à un viol. Son agresseur qui n’a pas eu gain de cause a mordu et coupé l’une de ses lèvres pour l’empêcher de louer Dieu. Ici elle vous partage ce témoignage tragique.

Chantre Mariello : « Ah le mois de Novembre… J’aurais pu ne plus avoir l’occasion et la grâce de célébrer, de Louer mon Dieu.« 

Le récit : « Un soir du mois de Novembre 2013, alors que je me rendais à la pâtisserie pour m’acheter un croissant, je fus abordée par un jeune homme que je ne connaissais ni d’Adam ni d’Eve.

Il faut dire que l’endroit était mal éclairé. Ce jeune homme s’est approché de moi, m’a fait un croche-pied, et je me suis retrouvée par terre. Tout de suite, j’ai deviné ses intentions et je me suis mis à me défendre autant que je pouvais.

Mes appels à l’aide sont restés vains. Personne n’osait s’hasarder dans le noir pour me porter secours parce que chacun craignait certainement pour sa vie. Ainsi, seule face à lui, il me saisit de toutes ses forces, m’obligeant à l’embrasser.

Dans ce combat pour ma survie, alors que j’étais par terre, je me débattais de toutes les forces qui me restaient, et lui également dans sa fureur de ne pas obtenir ce qu’il voulait, il réussit à mettre ma lèvre supérieure dans sa bouche.

Et avec rage, avec toute la force de sa brutalité, il me mordit avec une de ses rares violences. Je sentais toutes ces dents pénétrer ma chair et d’un geste cannibalesque,…il m’arrachât la lèvre supérieure, crachat le morceau  avant de prendre la fuite  me laissant toute en sang.

Je me suis relevée criant toujours à l’aide et en courant, j’essayai de parler à des personnes que je rencontrais mais les gens m’évitaient, je suis même rentrée dans une cours en criant à l’aide mais me voyant toute ensanglantée, les gens m’ont fui en fermant leur porte.

Après cette tentative de viol manquée, j’ai pu, par la grâce de Dieu, avoir la force et la lucidité nécessaire, J’ai couru jusqu’au commissariat pour signaler mon agression et porter plainte contre X avant de me rendre à l’hôpital le plus proche.

Sur le coup, il faut dire que, je n’avais pas réalisé la gravité de la blessure. C’est arrivé à l’hôpital, lorsque je me suis regardée dans la glace que je me suis rendue compte de la profondeur de la blessure et je suis tombée en syncope. Quand j’ai repris connaissance, je ne cessais de me demander pourquoi je sers le Seigneur, et pareille chose m’arrive ?

Cependant, en mon for intérieur, j’avais la force nécessaire pour confesser le Psaumes 34 verset 19 qui dit : «le malheur atteint souvent le juste, mais l’Eternel l’en délivre toujours.»

En outre, quand l’infirmier chargé de mes soins est arrivé, celui qui était de garde, il me dit : «Mme, si nous avions le morceau de lèvre arrachée, nous aurions pu le coudre. Nous sommes vraiment désolés.»

Il a dit cela avec un ton  tellement pathétique, que j’ai pu sentir toute son impuissance malgré sa volonté de me venir en aide.

Soudainement, contre toute attente, je me suis mise à chanter, à chanter, oui, à chanter du peu de force qui me restait, parce que je savais de quoi mon Dieu était capable.

Et pendant que je chantais, Pendant que je célébrais mon Dieu,  l’une des infirmières, avec un air très étonné, ne comprenait pas comment je pouvais, malgré la douleur, me mettre à chanter comme je le faisais.

Mariello a l’hôpital après son agression

Et je lui ai répondu que c’est avec ma bouche que je sers Dieu, ce Dieu ne pouvait donc pas me laisser dans cet état. À mesure que je chantais, je réalisais dans mon esprit que mon miracle était possible,  on m’a fait un pansement et je suis rentrée à la maison. L’incident s’est produit un vendredi et dimanche déjà je suis allée travailler pour le Seigneur. 

Je me suis rendue au culte avec un gros pansement sur la bouche au grand étonnement de mon pasteur qui,  avec des frères et sœurs en Christ avaient prévu me rendre visite après le culte de ce jour-là.

Tant que je pouvais marcher, sauter, me mouvoir, je ne pouvais rester à la maison à cause de ce qui m’était arrivé parce que je venais dans la présence de Celui qui était capable de renouveler mes cellules.

IL m’a créée, m’a tissée dans le sein de ma mère, n’était-IL pas capable de me régénérer ? Ce dimanche-là, pour exprimer mon amour pour Dieu et dire au diable que la confusion ne sera jamais de mon côté, j’ai dansé, j’ai célébré le Seigneur comme jamais auparavant.

À ce culte qui était très spécial pour moi, le Seigneur s’est tellement glorifié qu’il y a eu conversion. Un policier, invité par une sœur de l’église, a donné sa vie à Jésus parce que selon lui mon témoignage l’a touché.

Le mardi qui a suivi, je suis repartie à l’hôpital pour un  pansement et l’une des aides-soignantes m’a conseillée l’utilisation de compresses grasses. C’est ce que j’ai fait et une semaine plus tard, la chair s’est reconstituée et au bout de deux semaines, ma lèvre a été complètement Reconstituée.

Gloire à Jésus !!!Alléluia !!! J’ai entendu pas mal de choses à cause de cette cicatrice frères et sœurs. J’ai entendu des paroles du  genre : « c’est une go ziguehi (femme de gang, Ndlr), c’est dans les gnaga (bagarre de gang, Ndlr), qu’on lui a blessé la lèvre au couteau » ou bien « c’est une cicatrise qu’elle a eu à la suite d’une opération de bec de lièvre.»

J’en ris encore… Si vous saviez ce par quoi je suis passée… J’ai expérimenté la Fidélité de mon Dieu. Je le sers de plus belle.

 Je ne m’épanouis complètement qu’en Le Servant, qu’en Le Chantant, qu’en Dansant à la gloire de son Nom. Et cinq ans plus tard j’ai sorti, par la grâce de Dieu, mon premier album intitulé « Je veux te toucher » tiré du livre de Marc 5 : 25-34.

C’est un album de quatre titres : Je veux te toucher, Bartimée, Je sens l’Esprit, Guinayè et deux remix. C’est mon histoire, c’est là mon chant : Louez mon sauveur, à chaque instant. Que Dieu vous bénisse !! »

Je ne sais pas la situation que tu traverses en ce moment mais je voudrais t’exhorter à croire que jamais au grand jamais le Seigneur ne saurait t’abandonner. Relèves toi, et prends courage ! » Que Dieu vous bénisse abondamment !

Saint Bénifils et Sce Com.

Crédit Photo : Page Facebook « Chantre MariEllo »

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